samedi 24 octobre 2015

Le Japonais sur l'iPad



Bon vous le savez, je suis accro à mon iPad ! 

Donc tout naturellement quand ma fille a voulu faire du Japonais, j'ai chercher des apps. Et puis notre projet pour l'été prochain (j'espère !) ou au pire le suivant, c'est 2 semaines au Japon. Sans compter que je lis pleiiiiin de mangas.

Bref, l'un dans l'autre, on est bien motivées toutes les 2 en ce moment pour cet apprentissage.

Le Japonais est compliqué à lire du fait de l'écriture, mais la prononciation est facile (pas comme le Chinois !). Ils ont en fait 3 systèmes de symboles :
- un système syllabique pour les mots d'origine japonaise : l'Hiragana
- un autre pour les mots d'origine étrangère : le Katakana
- et un système d'idéogrammes issus du Chinois : les Kanjis

Nous avons donc commencé par la base, apprendre l'Hiragana. Chaque symbole correspond donc à une syllabe, une fois qu'on les connaît, c'est facile à appliquer. Tout est dans le "une fois qu'on les connaît" !

L'app qui nous VRAIMENT aidé à retenir les 46 de base (oui parce qu'après ces derniers sont déclinés, mais je n'en suis pas encore là) est celle-ci :


Chaque Hiragana est associé à un dessin pour mieux les retenir.


C'est très efficace ! En quelques jours on a retenu les 46 !

Dans la même serie il y a les aussi Katakana. Dommage qu'il n'en existe pas un pour les Kanjis également, mais on peut toujours regarder du côté de certaines apps de Chinois pour certains, comme "Monki Chinese Class" qui est à peu près sur le même principe.
Je regrette aussi qu'il n'y ait pas tous les Hiragana, mais ça donne déjà une bonne base.


Toujours pour travailler sur les "alphabets", nous aimons beaucoup l'app "Takos Japanese".

Il y a les trois écritures et c'est progressif avec des niveaux à débloquer.



Le fonctionnement par mini-jeux rend l'apprentissage ludique et comme il y a une limite de temps on est obligé de maîtriser assez rapidement ! 

Outre les jeux on peut s'entraîner et retrouver tous les caractères. Je m'en sers aussi pour retrouver la prononciation de ce que je croise dans mes mangas :-p


Pour le travail de l'oral nous utilisons l'app "Le Japonais en douceur" qui reprend une émission radio de la NHK, la radio japonaise. Pas besoin de tablette pour en profiter d'ailleurs, vous pouvez aller sur leur site : http://www.nhk.or.jp/lesson/french/
Mais l'application est bien présentée, avec une partie qui reprend le sketch, une autre pour le vocabulaire et une autre pour l'information culturelle de l'émission. 


Cette émission a le mérite d'être progressive et d'aborder aussi bien la grammaire, le vocabulaire, que la culture.


Enfin pour nous permettre de passer de la lecture à la compréhension (au pif quand je croise un mot dans mes mangas ou sur le Twitter de mes mangakas favorites :-D ), j'ai installé un dictionnaire dont je suis encore loin de maîtriser toutes les subtilités.

En dehors de l'iPad, nous utilisons aussi la chaîne YouTube de "PuniPuni" qui amuse beaucoup Nolwenn, mais horripile mon mari quand on est à côté de lui LOL ! Nous avons aussi un livre qui n'est pas encore arrivé de France.

Nous débutons vraiment de zéro, alors nous avons encore beaucoup de travail devant nous ! 
さよなら (sayonara) !



lundi 19 octobre 2015

Les récifs coralliens - 1ère partie



Comme nous aimons choisir des sujets et supports qui nous entourent, nous nous sommes plongés (littéralement !) dans les récifs coralliens.

L'observation est directe et très simple, le lagon est superbe avec une eau transparente. Seul matériel indispensable : un masque.


Nous avons fait une excursion en bateau à fond de verre, c'était absolument magnifique ! Les enfants ont adoré et ont pu donner à manger aux poissons, un super souvenir pour eux.





Avant cette sortie nous avons regardé les deux "C'est pas sorcier" tournés en Nouvelle-Calédonie, donc pas loin de chez nous, "Coraux" et "Récifs coralliens en danger". 

Cela a permis aux enfants de comprendre cet écosystème particulier et de comprendre l'importance des coraux. Nous trouvons d'ailleurs particulièrement impressionnant la richesse de la faune autour du moindre bout de corail, alors que lorsqu'il n'y en a pas on ne voit pratiquement pas de poissons !

On a pu reconnaître un corail cerveau (facile, il ressemble vraiment à un cerveau !), un oursin, des poissons perroquets, ange et autres, des étoiles de mer... Ces dernières sont nombreuses et diversifiées ici, par endroit il faut regarder où on met les pieds parce qu'il y en a plein d'énormes !


Le récif est d'ailleurs touché par l'une d'entre elles, l'Acanthaster. Invasive, elle dévore le corail et est en plus douloureuse si vous y touchez. Un passage du Thalassa sur le Vanuatu en parle d'ailleurs. 
Vous pouvez découvrir le travail qui a été fait sur ce sujet par des élèves du lycée français sur http://acanthasterproject.tumblr.com

J'ai complété ces points par une recherche d'apps pour l'iPad. Après plusieurs tests, j'ai chargé des apps de simulation de récif, où les enfants peuvent créer leur propre récif en ajoutant des coraux, reproduisant des poissons, luttant contre les prédateurs...
J'ai retenu les trois suivantes : 

Ma préférée : jolie et progressive, elle a le grand mérite d'offrir des informations sur la faune.



Celle-ci offre aussi des informations, mais de temps en temps, pas de catalogue des espèces comme dans le précédent. 



Juste parce que c'est Nemo ! Mais d'un point de vue informations, c'est pauvre, ce qui est dommage. C'est aussi la seule des trois à avoir une version française.


Projets à venir quand on aura récupéré notre imprimante et matériel scientifique : lapbook, observation du plancton au microscope... Pour les sorties : toujours plus de plongée, visite d'un sanctuaire de tortues, aquarium de Noumea...

jeudi 15 octobre 2015

Le Vanuatu : généralités

Quand même que je vous donne quelques informations générales sur notre nouveau lieu de vie.

Avant notre départ la plupart des gens nous demandaient "c'est où ?"
Eh bien, c'est là, au milieu du Pacifique sud, entre la Nouvelle-Caledonie et les Fidji :


Soit pas complètement aux antipodes de la France métropolitaine, mais pas bien loin en fait !

C'est un archipel de 83 îles tropicales, dont la capitale Port-Vila (où nous habitons) se trouve sur l'île d'Efate.


À part Port-Vila il n'y a qu'une autre ville, Luganville, sur l'île d'Espiritu Santo. Tout le reste ce sont des villages souvent très isolés.

Le Vanuatu est indépendant depuis 35 ans. Avant c'était les Nouvelles-Hébrides, un condominium franco-britannique. De ce fait il y a 3 langues officielles : l'Anglais, le Français et le Bichelamar, un créole à base d'Anglais phonétique et un peu de Français.

Quelques exemples, assez rigolos parfois :





Il y a également de nombreux dialectes parlés sur les îles.

Étant donné le climat les îles sont couvertes de jungles, bordées de récifs coralliens à l'eau transparente et turquoise. 


Les deux activités économiques majeures sont le tourisme et l'agriculture. Par endroit il y a des "champs" de cocotiers aux pieds desquels broutent souvent des vaches.


Une variété de légumes et (en temps normal - post cyclone et sécheresse) fruits exotiques, sans oublier herbes et épices sont cultivés. Bien que ce soient des îles, il y a peu d'exploitation de la mer, un peu de pêche dans les villages et consommation de crabe du cocotier. Les tortues marines sont / étaient ? traditionnellement consommées, mais (au moins sur Efate) il semble que les habitants aient pris conscience de leur besoin de protection. Un animal sauvage qui est toujours consommé en revanche c'est la chauve-souris locale, le renard volant. J'avoue ça me tente pas :-/ 

Pour l'instant nous n'avons pas quitté Efate, mais nous prévoyons un séjour sur Espiritu Santo en décembre ou janvier. Je ferais des articles sur nos découvertes du pays au fil de l'eau !





vendredi 9 octobre 2015

Thalassa Vanuatu



Hier soir nous avons vu en avant-première l'émission Thalassa sur le Vanuatu qui sera diffusée le 9/10 en France.

Je ne saurais que trop vous conseiller de regarder ce documentaire qui est tout simplement magique ! Sans tomber ni dans l'idéalisation, ni dans le catastrophisme, il dresse un portrait fidèle du Vanuatu avec ses merveilles, ses problèmes, ses défis. Il présente les bons et mauvais côté de la société moderne. Dans des paysages à couper le souffle, nous rencontrons les habitants avec leur merveilleux sourire.

Je suis sortie de la projection époustouflée et je mesure notre chance de vivre ici au moins quelques temps.

La page de l'émission :
http://www.france3.fr/emissions/thalassa/diffusions/09-10-2015_419047

mardi 6 octobre 2015

L'installation au Vanuatu

À l'arrivée à Port-Vila nous sommes soulagés d'être au bout de notre voyage !



Le passage de la douane ne pose aucun problème, si ce n'est que la file nous a laissé le temps de repérer les fautes d'orthographes sur le panneau :


Heureusement nous sommes récupérés à l'aéroport par notre hôte Nik, chez qui nous allons loger 10 jours le temps de trouver une maison. Nous avons trouvé leur offre sur AirB&B et je ne regrette pas d'être aller chez eux, ils nous ont beaucoup aidé. Lui est Ni-Vanuatu, sa femme Heidi est Canadienne. 

Le lendemain de notre arrivée nous avons rendez-vous pour visiter des logements. Le passage du cyclone PAM a touché fortement l'immobilier et à en plus créé un afflux de personnes des ONG qui ont eu besoin de se loger. Autant dire que le choix en location est limiter dans le secteur qui nous intéresse et il n'y a qu'une maison et un appartement dans nos critères et budget.

Nous choisissons la maison.

Il nous faut donc un compte en banque pour payer le dépôt de garantie et la taxe d'enregistrement auprès du gouvernement. 

Ah la banque, tout un poème ! Déjà on découvre la productivité locale. La moindre action prend un temps fou, demande x mille papiers remplis à la main. On découvre aussi les délais très élastiques ici et on a l'impression au début de passer notre semaine à la banque.

Finalement le compte est ouvert, mais le chéquier pas encore disponible. Nous nous débrouillons avec nos euros emmenés d'avance et des retraits sur le compte français pour payer le dépôt. Si ce n'est que la banque française a cru une utilisation frauduleuse de nos cartes, il a fallut les débloquer en appelant la France.

Puis on se retrouve avec un compte bloqué ici : ils avaient oublié de transmettre un des papiers ! La demande de carte visa, ils ne savaient plus trop où elle était, donc en on fait une 2ème et on s'est retrouvé avec 2 cartes au même nom ! Bref...

Bon pour internet c'est pire, on ne l'a toujours pas... Zen, tout prend du temps ici.

On a rapidement profité des superbes plages paradisiaques par contre !




jeudi 1 octobre 2015

Le voyage - deuxième partie


Troisième vol de 2h40 : Brisbane - Port-Vila

Arrivés à Brisbane, quel calme dans l'aéroport ! Cela nous change agréablement de CDG et Abu Dabhi.

Après presque 14h de vol, j'ai toujours l'impression que le sol vibre et bouge sous mes pieds. L'épuisement de la mauvaise nuit et des 9h de décalage horaire n'arrangent rien et cette sensation désagréable durera encore quelques heures.

Nous récupérons nos bagages, passons à la douane et quarantaine. Les Australiens sont charmants, y compris avec les enfants. Pas de vraie consigne comme à CDG en revanche, que des casiers qui refusent de prendre notre visa. Du coup retrait de dollars australiens, on fait de la monnaie, on mets nos grosses valises dans les casiers.

Puis 1 station de train, un peu de marche et on se retrouve en banlieue de Brisbane, de grosses maisons en bois, des routes larges où ils roulent à gauche. Il fait nuit quand on arrive à notre logement dans une maison typique du Queensland. Nos hôtes sont adorables, on passe une bonne nuit.

On arrive sans inquiétude particulière à l'aéroport le lendemain. Mais problème à l'embarquement : le papier que l'Ambassade de France nous a fourni ne leur convient pas, ils refusent de nous laisser embarquer si nous ne prenons pas un billet retour. Négociations, plus ou moins calmes vu notre fatigue, appel au service de l'immigration du Vanuatu qui ne répond pas, appel à l'Ambassade de France... le tout sur fond sonore des garçons qui se tapent dessus et hurlent... Charmant... L'heure pour l'embarquement est passé le temps que la compagnie joigne l'Ambassade.

Résultat : on vous met sur le prochain vol dans 3 jours.

Bon, toujours épuisés et en plus furieux, nous voilà avec 15 valises et 3 enfants à devoir nous démm***** pour se loger à Brisbane... Heureusement qu'il y a un bureau d'information qui nous aide et qu'ils ont des gros taxis pour trimballer notre bazar.

Nous n'avons pas vraiment profité de Brisbane vu notre état de fatigue et William était particulièrement pénible. Mais nous nous sommes un peu baladé et avons passé une journée au zoo.




Un gecko plutôt courant, il y en a plein au Vanuatu aussi. On a découvert que ça fait beaucoup de bruit ce truc !



Zoo australien : Lone Pine Koala Sanctuary





Enfin le samedi 15 août nous décollons pour le Vanuatu !