dimanche 9 février 2014

Point sur les actions contre la proposition de loi n°245

J'ai évoqué dans un article précédent la proposition de loi n°245 visant à limiter l'IEF aux seuls cas d'incapacité, portée par un groupe de Sénateurs de l'UMP.

En préambule, je tiens à clarifier un point : les réactions des parents IEF n'ont rien à voir avec la soit-disant généralisation de l'enseignement de la théorie du genre à l'école. C'est un hasard malheureux du calendrier. En tout état de cause, j'ai lu sur les groupes facebook des horreurs qui m'ont fait bondir et dans lesquels je ne me reconnait absolument pas. Mon combat est athée et apolitique, il est uniquement pour le libre choix de l'instruction que les parents souhaitent pour leurs enfants.


Ceci étant dit, voici un point sur les démarches auxquelles j'ai personnellement participé pour l'instant (mais je pense qu'il ne faut pas s'arrêter là).

J'ai écrit à M. le Sénateur Hugues PORTELLI, auteur de la proposition de loi. Je n'ai pour l'instant pas eu de réponse.

Avec trois autres familles, nous avons eu un rendez-vous très rapidement avec Mme la Sénatrice Colette MELOT, co-signataire de la proposition de loi et qui a depuis été nommée rapporteur auprès du Sénat. Voici le compte-rendu de ce rendez-vous :

Compte-rendu du notre rencontre du 03/02/14 avec la Sénatrice Colette MELOT

Suite à notre entretien avec Madame la Sénatrice Colette Mélot, co-signataire de la proposition de loi visant à limiter le choix d'instruction obligatoire par la famille aux seuls cas d'incapacité :

Nous avons été accueillis courtoisement et avons pu échanger dans une discussion ouverte et constructive au cours de laquel
le elle s’est intéressée et a découvert la réalité de l’IEF.

Dans un premier temps nous avons demandé le délai dont nous disposions…
Une heure qui s’est révélée devenir 2 heures…

Nous nous sommes présentés en tant que parents IEF mais surtout en tant que parents citoyens, ayant les mêmes préoccupations qu’elle et que tous les parents, à savoir l’épanouissement actuel et futur de nos enfants dans leur vie familiale, sociale et professionnelle.

Nous avons échangé autour de nos devoirs de parents, des lois, des droits de l’enfant, de la Constitution européenne, des contrôles effectifs dans le cadre de l’IEF, des inquiétudes des citoyens, des parents d’enfants en cas d’incapacités mais aussi des inquiétudes des parents d’enfants non scolarisés (d’enfants quels qu’ils soient avec ou sans handicap et de degrés différents) quant à la suite de cette proposition dans le cadre (certes peu probable) où cette proposition arriverait à passer les différentes étapes jusqu’à son vote effectif.

Elle a découvert l’IEF, sa réglementation, ses contrôles et leurs modalités, ainsi que la réalité de ceux-ci, vécus et subis par les enfants et leurs familles.

Nous avons ouvert le sujet en l’étendant à la discrimination et aux diffamations dont nous sommes l’objet depuis des années, et à la réduction du champ que les lois successivement votées ces dernières années nous ont imposée.

Nous ne pouvons nous prononcer sur le réel impact de notre démarche mais il nous semble avoir été entendus.

Lors de l'entretien, la sénatrice a évoqué les mails agressifs reçus par les sénateurs, ce qui laisse suggérer que cela nuit à notre image et complique nos prises de contact auprès des élus.

Nous avons prochainement rendez-vous avec M. Michel Houel (sénateur 77).

Notre demande de rendez-vous auprès de M. Portelli a été rejetée.

Nous étions 4 familles présentes
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